RFO, dans le cadre de la campagne pour les élections territoriales et sur le plateau de son émission A PARAU MAI - OPINION PUBLIQUE, donnait ce soir la parole aux petits partis politiques, aux jeunes et aux associations sur le thème "faire de la politique autrement".
A onze jours du premier tour, il était intéressant d'entendre d'autres voix que les ténors habituels. Excellente initiative de RFO en tout cas...
Coup de théâtre en début d'émisssion lorsque le parti Porinetia Ora du jeune Teiva Manutahi, et le vieux parti Here Aia (celui qui n'arrivait pas à élire son chef) représenté par Gustave Taputu, quittent le plateau pour protester contre la règle des temps de parole, en déplorant de ne pas être traités comme les grands partis qui ont plus de temps. Le problème, c'est qu'avec ce genre d'attitude débile, ils ne profitent même pas de la tribune qui leur est donnée, et ce n'est pas comme ça qu'ils gagneront de nouveaux électeurs et qu'ils pourront augmenter leurs scores ! Cela dénote, en outre, une culture politique assez pauvre puisque cela reviendrait pour Olivier Besancenot ou Arlette Laguiller à exiger un débat avec l'UMP ou le PS. Peut-être ont-ils raison sur le fond, mais sur la forme qui consiste à claquer la porte d'une telle tribune, c'est irrespectueux pour RFO et pour les électeurs, mais surtout ridicule, risible, immature et stupide. La politique de la chaise vide quand on fait moins de 2 % des voix, c'est assez curieux comme stratégie... pour ne pas dire suicidaire !
Par contre, comme toujours, Stéphane Bijoux a mené le débat avec calme, diplomatie, aisance et professionnalisme malgré ces imprévus. On a pu écouter un peu Antonio Perez, qui, du coup, avait le beau rôle du mec qui est courageusement resté, et manifestement il fait du copié / collé de Sarkozy en parlant des ministres qui devront afficher leurs objectifs et présenter leurs résultats, en citant des valeurs comme le travail, le mérite... Présence intéressante de Jacqueline Liénard (sur la photo ci-dessus) qui oeuvre dans le milieu associatif, et du toujours passionnant Semir Al Wardi et enfin du Conseil des Jeunes, qui se bouge, qui crée des mouvements comme le Team Citoyen pour que la jeunesse locale se prenne en mains, s'engage et aille voter.
On restera sur cette image de la jeunesse qui réagit, qui veut combattre les pratiques anciennes du copinage, du clientélisme et de la magouille, et qui rêve d'un changement durable pour son pays.
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