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samedi 26 mars 2011

"To oe fenua, to oe natura", court-métrage de Are Raimbault

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Petite parenthèse quasiment echantée dans l'actualité politique pourrie locale du moment avec ce court-métrage de cinq minutes de Are Raimbault : "To oe fenua, to oe natura" ("ta terre, ta nature"), qui vient d'obtenir le prix de l'environnement au concours Tahiti Nui Ananahi.
Pour être honnête, je connais personnellement le jeune réalisateur au talent insolent, mais il n'est pas question de faire de la promo-copinage, juste vous faire partager un vrai coup de coeur.
Are étudie le cinéma au Québec. C'est un cinéphile passionné.
Je ne fais pas de synopsis, il faut vraiment visionner les cinq minutes de ce film.
La culture cinématographique se sent notamment dans les plans où la jeune fille laisse traîner sa main sur des feuillages ou sur une branche, pour donner quasiment une dimension supplémentaire aux images avec un toucher réaliste que le spectateur va presque ressentir, comme une sensation particulièrement concrète, à l'instar de plan célèbres dans des films de Ridley Scott comme GLADIATOR par exemple.
Je trouve ce film admirable parce qu'il distille un message clair sans discours revendicatif, mais juste avec des plans simples et la trame de cette convergence des personnages, de cet appel qu'ils ressentent soudain et qui les cueillent sur leur lieu de travail, dans leur occupation quotidienne, un peu comme les protagonistes de RENCONTRES DU TROISIEME TYPE de Spielberg, sauf qu'ici l'appel n'a rien d'extra-terrestre ou de surnaturel,puisque, au contraire, c'est extrêmement terrestre et complètement naturel.
Tout cela est souligné et sublimé par une musique bien choisie qui rappelle les compositions de Nobuo Uematsu pour FINAL FANTASY.
La réunion finale, les gros plans sur les mains qui se joignent, donnent une conclusion bercée d'émotion à ce film sans dialogue, qui pourra être apprécié et compris partout dans le monde.
Sur sa page facebook, Are explique "C'est un message aux polynésiens de coeur ou de sang. Pour leur dire que ce n'est pas la fin du monde malgré tout ce qui nous arrive, que même si l'on s'égare, il y aura toujours ce lien fort et particulier avec notre Fenua. Un lien qui nous rassemble dans l'amour. Un lien que l'on ne doit surtout pas oublier... Au delà de ça c'est aussi un hommage et une réponse aux premiers films de Henri Hiro qui filmait les tahitiens pour montrer une société Maohi qui s'était égarée. To Oe Fenua, To Oe Natura ramène les polynésiens vers leurs racines".
Coup de chapeau à cet étudiant talentueux en plus d'être sympathique qui revient bientôt au fenua avec pleins de nouvelles idées de création en tête.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
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dimanche 6 septembre 2009

Les jeunes cinéastes polynésiens à la conquête du monde

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Actuellement, à Montréal au Québec, le film E ARIOI VAHINE de Virginie Tetoofa, est présenté en festival en présence de Are Raimbault (jeune réalisateur de la bande-annonce de MISS TAOTE qui buzze bien davantage qu'un clip du GIE TAHITI TOURISME, et collaborateur de Virginie sur son film) et de l'actrice principale du film, Teupoomanavarii Ravetupu.
Et nos ambassadeurs de talent font l'objet d'un article dans le Montréal Gazette, en anglais.
Bon je vous la joue à la Nelson Montfort ?
En résumé pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Britney Spears et Chuck Norris (oui... ou de Shakespeare...)

On ne peut pas parler d'une "industrie cinématographique polynésienne", ça ne dit rien à personne, mais Teupoomanavarii Ravetupu est bien décidée à changer ça... Ravetupu est l'héroïne du film E ARIOI VAHINE présenté au festival, une jeune femme de 22 ans qui rêve de faire voyager les gens, cinématographiquement parlant, vers Tahiti qu'elle qualifie d' "endroit le plus magnifique au monde".
On parle ensuite du sujet de E ARIOI VAHINE et on loue sa performance d'actrice (le premier rôle de cette danseuse expérimentée), tout comme le talent et la passion de la jeune réalisatrice (qui est depuis quelques jours à Budapest dans une prestigieuse école de cinéma où elle à comme prof un certain Vilmos Zsigmond, nom très familier chez les cinéphiles puisqu'il a été chef opérateur de réalisateurs comme... tenez-vous bien... Steven Spielberg, Brian de Palma, Michael Cimino, Martin Scorsese, Jack Nicholson, Woody Allen ou Sean Penn... rien que ça !)
En attendant de nouer des contacts avec des professionnels américains pour une éventuelle proposition dans le cinéma, Ravetupu retourne à Tahiti pour son job au Ministère de la Jeunesse et des Sports, mais ne désespère pas de revenir au Québec en hiver, d'ailleurs son ami Are, qui fait des études de cinéma à Montréal, lui a dit que ce n'est pas très fun en hiver, mais pour peu que l'on aime la couleur blanche, c'est très joli !

Encore tous mes encouragements à ces jeunes passionnés passionnants qui, eux, font rayonner la Polynésie aux quatre coins du monde, et le parcours du film E ARIOI VAHINE dans les festivals du monde n'est pas terminé...

Ravetupu Teupoomanavarii, à gauche, pendant le tournage de E ARIOI VAHINE
(photo de Marie-Hélène Villierme)
et Are Raimbault à droite, pendant un tournage.
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dimanche 23 août 2009

Bande annonce de MISS TAOTE

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règlage de l'éclairage lors du tournage de la scène du jury
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La vidéo ci-dessous est une bande-annonce qui parodie celle du film LEGALLY BLONDE / LA REVANCHE D'UNE BLONDE avec Reese Witherspoon.
C'est réalisé par Are Raimbault, jeune étudiant polynésien en cinéma à Québec, assisté de Virginie Tetoofa, réalisatrice de E ARIOI VAHINE, dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises dans ce blog.
Les premières réactions sont tellement enthousiastes que l'on m'interroge sur la sortie du long-métrage, mais hélas, et c'est là le seul défaut de ce petit clip, ça ne restera qu'une parodie de trailer, qui a été conçu par l'équipe de TIKI NESIAN PRODUCTIONS pour promouvoir l'association TE U'I MATA de l'Université...
Je dois rendre hommage à la cohésion du groupe, à la passion commune qui animait toute l'équipe, à leur rigueur et leur professionnalisme (il fallait voir le document du timing du tournage, d'une précision hallucinante), le tout dans une très bonne ambiance malgré tout où les sourires étaient sur tous les visages.
Amusant de voir aussi les solutions de bricolage un peu "cheap" pour obtenir de ces rois de la débrouille telle ou telle nuance d'éclairage sur un visage, ou pour supprimer un reflet parasite.
De l'amateurisme pur, au sens le plus noble du terme, où chacun n'hésite pas à multiplier et cumuler les tâches, où l'on fait appel aux amis, où la solidarité est omniprésente pour que le challenge aboutisse dans les délais.
Un véritable vivier de jeunes talents locaux à qui je souhaite la plus belle réussite pour tous leurs projets.
Are Raimbault repart vers le Québec reprendre ses études, et sera l'ambassadeur du film E ARIOI VAHINE de son amie Virginie Tetoofa, qui, après Palm Springs, est encore sélectionné dans un festival à Montréal (compétition dans quelques jours...)
Quant à Virginie, après son cursus au Victorian College of the Arts en Australie, elle s'envole aussi très prochainement pour Budapest, car elle a été admise dans une des plus prestigieuses écoles de chefs opérateurs du monde, où elle va continuer à parfaire son savoir cinématographique.
Faaitooito à eux deux...
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