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L'Etat a décidé de présenter un recours contre les arrêtés d'affectation de Tauhiti Nena, concernant les professeurs stagiaires.
Le ministre de l'Education et de la Boxe a réagi en ces termes au micro de Mike Leyral de TNTV :
"Lors des essais nucléaires on a considéré notre pays comme un centre d'expérimentation et aujourd'hui j'ai encore l'impression qu'on nous considère encore comme des cobayes et là je ne peux pas admettre ou comprendre qu'il ne respecte pas cette décision de justice. Alors je ne sais pas... s'il faut peut-être que le Pays se lève ou s'il faut continuer à accepter ce que nous impose l'Etat..."
Les victimes des essais nucléaires vont sans doute apprécier ce nouveau parallèle historique gouvernemental inspiré... Encore un raccourci approximatif stupide. Apparemment le Gouvernement se passe l'intégrale des déclarations de Jean-Marie Le Pen en boucle pour sortir autant d'âneries, après Temaru qui qualifiait le conflit du Vietnam de "p'tite guerre"...
Mais en plus et surtout, il y a toujours ce climat pourri, assorti d'insinuations menaçantes envers l'Etat sur fond de violences.
L'autre jour, à l'Assemblée, lors du vote de la résolution sur "la réinscription", le président Temaru avait déjà lancé une petite phrase (référence aux évènements calédoniens d'Ouvéa en 1988), espérant qu'en Polynésie "on évite un bain de sang"...
Et donc c'est aujourd'hui un ministre qui évoque, l'air de rien, un soulèvement du Pays...
Donc c'est quoi l'arrière-pensée exactement ?
Que tous les maux de la Polynésie sont de la faute de l'Etat ?
Ben voyons... les politiques locaux (de tous bords) ne sont sans doute pour rien dans la dégringolade du fenua depuis près de 10 ans ?
L'avenir nous dira comment les choses vont évoluer, mais, si par malheur la situation générale devait dégénérer et sombrer un jour dans le chaos, il faudra bien se souvenir de toutes ces petites insinuations perfides pour démontrer qu'il y a eu préméditation de la part de nos gouvernants indépendantistes.
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