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jeudi 31 janvier 2013

"De quoi j'm'e-mail ?" (n° 290) - Temaru en prison ? où ça ? quand ça ?

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EXTRAIT :
"...Le fameux discours avec aussi l'histoire de la France qui tient la Polynésie en laisse comme un chien, et qui se termine donc par cette phrase précisément : « J’ai été menacé, jeté en prison, traité comme un terroriste et j’ai risqué ma vie en bien des occasions. « Comment Temaru peut-il affirmer de telles choses ? À la fin d'un repas, en petit comité, dans un resto, un vendredi après-midi, entouré de trois ministres dont James Salmon, après quatre digestifs pourquoi pas, mais devant une assemblée internationale comme l'O.N.U. ?C'est quand même gravissime et scandaleux qu'un président emploie des arguments mensongers, puisque oui, il faut bien appeler un chat un chat, c'est purement et simplement un mensonge..."



CLIQUEZ POUR ECOUTER

chronique DE QUOI J'M'E-MAIL ?
tous les jours de la semaine sur Radio Polynésie 1ère,
dans la matinale à 07:25, rediff' après les infos de midi
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samedi 12 septembre 2009

Racisme et mensonge en haut lieu...

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Foutage de gueule 2008 by Nadine Morano, UMP
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Une fois c'est déjà trop : à la rentrée 2008, la tonitruante Nadine Morano remuait de l'air dans un supermarché du sud de la France pour répéter à l'envi que les prix des fournitures scolaires baissaient. Alpaguée par une mère de famille, elle était déviée par son staff vers un client très conciliant qui disait ce qu'elle voulait entendre, et dont on allait apprendre qu'il s'agissait en fait d'un élu UMP du coin...
Le Tahiti Herald Tribune en avait parlé ici, et non, on n'a pas oublié...
Parce qu'on leur remettra le nez dans leur caca autant de fois qu'il le faudra aux menteurs de tous bords !
Cette année, rebelote avec Luc Chatel, ministre de l'Education, qui fait le même show dans un supermarché en présence de figurants !!!! Tellement grossier que c'en est même repris dans le New York Times ! Belle image de la France encore...
Evidemment, il s'ensuit tout un démenti : c'est le supermarché qui a tout monté, il s'excuse auprès du ministre et patin couffin...
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Foutage de gueule 2009 by Luc Chatel, UMP
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Comme Brice Hortefeux qui n'a jamais tenu de propos racistes à Seignosse alors que c'est quand même très clair dans la vidéo dont tout le monde parle depuis deux jours, mais là aussi... c'est "sorti de son contexte" et les 2 ou 3 phrases ne veulent en fait pas dire ce qu'on entend et ce qu'on croit qu'elles veulent dire...
Parce que quand il parle de "prototype", il parle d'un futur modèle de voiture peut-être ????
Racisme et mensonge au plus haut niveau de l'Etat, bravo !!!
Mais si au moins ils pouvaient avoir la décence d'arrêter de prendre le populo pour des cons, ce serait déjà le début de l'esquisse d'un démarrage d'embryon de progrès.
Si c'est pas trop demandé...

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lundi 2 mars 2009

Oscar, t'es maboule ?

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Mais qu'est-ce qui lui arrive à notre tout jeune Président ?
Déjà la semaine dernière, quand il a visité le nouveau petit dispensaire du Taaone, il avait déclaré aux micros des deux chaînes de télé, à deux reprises, qu'il ne savait pas pour combien de temps il serait Président.
Maintenant que, tel un candidat de la Nouvelle Star, il a eu son ticket pour Paris, il nous refait le coup et se demande en quelque sorte s'il ira jusqu'à Baltard...
Par rapport à la semaine dernière, il peut-être rassuré : il est toujours président ce lundi... Mais la semaine prochaine ?
Pourquoi cette incertitude et ce leit motiv dans ses déclarations ?
Comme un avertissement...
Bon, qu'il soit en admiration brutale devant Sarkozy ("on a la chance d'avoir un Président ouvert"...), ce n'est pas le plus étonnant : c'est tendance de lécher les bottes de quelqu'un qu'on ne supportait pas il y a encore quelques semaines.
Parce qu'il y a aussi cette circulaire qu'il a pondu dans laquelle il demande à ses ministres : “Je vous demande de ne recruter dans vos cabinets aucun membre de votre proche famille, ni conjoint, ni parent, ni frère et soeur, ni enfants ou petits-enfants”.
Et évidemment la Polynésie entière ricane puisqu'on dénombre déjà au moins quatre exceptions (source Les Nouvelles) :
1 - James Salmon, ministre de l'Equipement : lui c'est le pompon, il compte double puisqu'il a fait rentrer son fils Narii au poste de Directeur de Cabinet adjoint et Titaua, sa fille comme chef de Cabinet,
2 - Pierre Frébault, ministre du travail : son frangin Henri est employé comme comptable,
3 - Thomas Moutame, ministre du développement des Archipels : sa fille Hinerava est recrutée,
4 - Jean-Christophe Bouissou aurait sa femme qui rentrerait au Ministère des Finances (avec la nuance subtile que l'arrêté n'est pas encore signé),
5 - Oscar Temaru qui a pris Teua, sa fille, en bagage à mains pour le voyage à Paris (aux frais de qui ? pour quoi faire ? shopping à la Fnac et aux Galeries Lafayette dans l'intérêt général ?)
Bien sûr, tous les gouvernements d'avant ont fait pareil, mais quand on nous chante des refrains sur la moralisation de la vie politique et un nouveau mode de gouvernance plus transparent et ben soit on est très en colère, soit on ricane nerveusement.
Voilà donc les nouvelles méthodes du nouveau gouvernement de la stabilité retrouvée ?


Un début de réponse sur ce qui pourrait sur le pourquoi des déclarations de Oscar Témaboule et de ce qui pourrait se tramer avec la fin d'un édito de l'excellente Muriel Pontarollo des NOUVELLES, intitulé "fetii, c'est fini ?" :

Dans l’entourage du président, on ose la comparaison : Gaston Tong Sang avait à ses côtés sa femme Romina, Oscar Temaru a sa fille Teua. Comme Chirac avec Claude sans doute… Ces nouvelles règles font grincer bien des dents, mais il en est une autre qui est venue, elle, hérisser un peu plus encore la crinière du Vieux Lion. Oscar ne veut pas voir dans ses équipes de “condamnés” par la justice. Des “mis en examen”, passe encore, sinon il ne resterait effectivement plus grand monde, mais pas de “condamnés”, même en première instance. À ce titre, Lana Tetuanui a déjà vu le ministère des Archipels lui passer sous le nez, et il n’est pas plus question qu’elle reprenne à présent en main l’arrosoir du FDA. D’où, entre autres choses, le gros coup de colère de Gaston Flosse lundi soir au bureau exécutif orange, pas content non plus que “son” ministre Teva Rohfritsch accompagne Oscar à Paris. On le dit désormais prêt à “tout faire péter” s’il n’obtient pas les “sucettes” exigées à la deuxième vague de distribution. Et il a trouvé là son allié “naturel” en la personne d’Émile Vernaudon, lui aussi prêt à tout pour conserver sa sucette en or à la tête de la TEP. Pas étonnant donc que, depuis mardi, soit au lendemain du BE du Tahoeraa, Oscar Temaru s’interroge sur la durée de sa présidence et le moyen d’en finir avec l’instabilité. Il l’a encore répété hier à la réunion de Matignon, directement à l’adresse de François Fillon, sans que le sénateur n’apporte la contradiction. Ainsi a-t-on désormais la réponse à la question du jour : quand Flosse va-t-il appuyer sur le bouton ? C’est fait. La blague du jour est même que le compte à rebours est déclenché pour que le gouvernement Temaru batte le record historique détenu par Flosse du gouvernement le plus court : 49 jours. Sauf qu’il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton. Pour lancer la machine, encore faudrait-il que Tong Sang et ses troupes l’alimentent. Or pour l’instant, l’ex-président n’est pas du tout séduit par une “dream team” avec le duo Flosse-Emile. Reste le bouton déjà utilisé contre Tong Sang juste après le pacte du 7-7-2007 : la démission des ministres orange du gouvernement. L’arme fatale traditionnellement agitée dans les tractations pour obtenir tous les bonbons convoités. Pas étonnant qu’Oscar Temaru répète, de Tahiti à Paris : “Ça ne peut plus continuer comme ça”. Tout le monde en est bien convaincu. Sauf un.
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lundi 2 février 2009

L'étoffe des zéros (billet de mauvaise humeur)

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Une majorité composée de Flosse + Temaru + Bouissou ?
C'est pas fait ! Flosse rappelle que les accords qui ont abouti à l'UDSP donnent la présidence du pays à son parti.
Donc, retour à la case "grand conseil du Tahoera'a" pour consulter la base des moutons oranges.
Si Flosse est vexé, ils seront vexés aussi.
A l'unanimité.
Pour autant, est-ce que ça remettra en cause le nouveau triolisme ?
Ce qui m'énerve c'est que, comme le disait Sémir Al Wardi dans l'émission A VOUS LA PAROLE sur Radio1 (merci Phil de nous avoir rappelé le lien), on a la mémoire "gommeuse" en Polynésie.
Que l'on ait été l'allié des uns, puis qu'on se soit trahis en s'insultant publiquement de la pire manière n'empêche donc pas de se rabibocher ensuite.
Manifestement, les élus de l'assemblée et les responsables politiques locaux dans leur très grande majorité on été attentifs à l'école uniquement le jour où on leur a appris les additions.
Ils savent compter jusqu'à 57, pas au-delà, mais que savent-ils d'autre ?
En français : très moyen. Là aussi, un lecteur m'écrit pour me dire que GTS a employé l'expression mutante "ça découle de source"... hier sur RFO...
Manifestement ils ont tous séché les cours d'Histoire et ce qui est sûr, c'est qu'aucun n'a été aux leçons d'éducation civique.
Le jour où il était question de démocratie, d'honneur et de parole donnée, ils étaient tous absents.
Ces gens méprisent profondément la population, c'est pas possible autrement
Ils chient sur l'intérêt général, ils piétinent les résultats des élections puisqu'ils transforment leurs mandats populaires au gré de leurs ambitions, ils vomissent sur leurs idéaux, si tant est qu'ils en aient eu un jour, et ils crachent sur leur honneur puisqu'ils n'hésitent pas à dire et faire noir, quand on a les preuves qu'ils pensaient blanc il n'y a pas si longtemps.
Ils n'ont pas non plus été aux cours de théâtre car, quand ils essayent désespérément de prendre un faciès sérieux pour intervenir tous les jours aux micros des médias, aucun n'est crédible en sauveur improvisé de la Polynésie.
Bouissou s'est approprié le rôle du gros malin qui va réussir ce que le trio Flosse-Temaru-Tong Sang a foiré. Il n'a rien d'un chevalier blanc, il est comme les autres, la même ambition personnelle, la même idéologie à géométrie variable... sous couvert d'une pseudo modestie dont personne n'est dupe (enfin... j'espère...)
Juste un petit document pour finir, ça date de Juillet 2007
Affligeant... désespérant...
Bonne semaine à tous !


source LA DEPECHE via TAHITITODAY
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dimanche 21 décembre 2008

N'oublions jamais le 23 février 2008 !

Qu'est-ce que ça peut m'énerver de voir les trois "leaders" politiques locaux, Gaston Tong Sang (président du Territoire et président du To Tatou Ai'a), Gaston Flosse (président du Tahoera'a) et Oscar Temaru (président du Tavini UPLD) se rencontrer...
Pourquoi se rencontrer d'abord ?
Parce que le pays connait une instabilité politique depuis X mois ?
Parce que Sandra Lévy-Agami a fait son caca nerveux et se sent mieux toute seule, et que, du coup les deux blocs à l'assemblée se retrouvent à 28 sièges chacun ?
Déjà, je trouve que c'est un terrible aveu d'échec de la part de Tong Sang que d'en appeler à une réunion avec ses opposants : comme un chef d'entreprise à la dérive qui demanderait une tutelle... lamentable non ?
OK il faut de la sta-bi-li-té (à prononcer en mode Ségolène, les bras grands ouverts) !!!
Mais nom d'un chien de catégorie 1, pourquoi en sommes nous-là ?
A l'heure du bilan de l'année 2008, je voudrais revenir sur le jour qui m'aura personnellement le plus marqué dans la politique locale : le 23 février 2008
C'est déjà oublié ? digéré ? pardonné ?
Permettez-moi de vous rafraîchir cette journée noire : après les élections territoriales, la composition de la nouvelle assemblée était la suivante :

- To Tatou Ai'a / Tong Sang = 27 sièges
- UPLD / Temaru = 20 sièges
- Tahoera'a / Flosse, grand perdant = 10 sièges
On élit le président de l'Assemblée : Edouard Fritch récolte les voix du camp autonomiste et les suffrages de To Tatou Ai'a et, en échange, les 10 Tahoera'a promettent devant les caméras et la population, de renvoyer l'ascenseur et d'élire, 48 heures plus tard, le Président du Pays, Gaston Tong Sang.
Ouf ! ça faisait une réunification logique du camp autonomiste et une très large majorité de 37 sièges contre 20, donc une belle stabilité, qui allait permettre de se mettre au boulot pour travailler et faire avancer la Polynésie.
D'autant que Flosse avait dit et écrit qu'il ne s'allierait jamais avec des indépendantistes, donc c'était plié, blindé, règlé... on commençait à respirer, à espérer à nouveau...
Mais rappelez-vous du terrible coup de Trafalgar des dix salopards du Tahoera'a qui, malgré leur parole, ont changé d'avis et fait élire Flosse, candidat de la dernière minute suite à des magouilles discussions internes très étranges.
Béatrice Vernaudon en larmes, qualifiées de "larmes de crocodile" par le très cynique Flosse.
Donc, ensuite, que l'on nous présente une alliance UDSP, et que l'on nous parle de réconciliation, de paix, pfff... faut arrêter de nous prendre pour des cons.
Ce n'est pas par rédemption ni par souci de l'intérêt général que l'UDSP est née, c'est exclusivement par un unique et scandaleux calcul politicien.
Rien d'autre !
Une fois créé, il était toujours temps d'enrober la pirouette de discours fraternels aussi improvisés que peu crédibles.
Sans la haute trahison des dix lascars oranges, nous aurions eu bientôt un an de stabilité, Jego et Estrosi auraient été traités bien différemment par les Flossiens...
Et maintenant, que donne une réunion des trois pitoyables larrons : Flosse et Temaru parlent de dissolution et de démission de GTS, GTS toujours aussi sûr de lui, veut "consulter sa base".
Retour aux urnes ? on obtiendra le même cirque...
Je ne comprends pas comment on peut calmement assister à leur popotte actuelle en oubliant cet épisode de février qui est une HONTE pour la démocratie...

Bon, je vais me calmer en regardant la fin de INTO THE WILD en blu ray, film magnifique de Sean Penn.

Ce soir, ne manquez pas le JT de RFO : la percutante, courageuse et formidable Héléne Harte reçoit Gaston Flosse et elle n'a pas sa langue dans sa poche.


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jeudi 13 novembre 2008

La guerre en Irak est finie !

"La guerre en Irak est finie", "Bush inculpé de haute trahison", "Adoption du plan national de couverture médicale" : un faux New York Times daté du 4 juillet 2009 a été distribué gratuitement mercredi à New York.

Publié par une myriade d'associations contre la guerre, pour les droits de l'Homme, pour la protection de l'environnement ou la justice économique, le journal de 14 pages est la réplique exacte du vrai quotidien, police de caractères et mise en page identiques, mais daté du jour de la prochaine fête nationale.

A la Une, une photo montrant des hélicoptères transportant troupes et équipements sur fond de soleil éclatant illustre l'évacuation des soldats américains déployés en Irak.

Dans sa "première interview après son inculpation pour haute trahison", l'ancien président américain George W. Bush déclare dans l'émission télévisée "60 minutes", qu'il s'est complètement trompé sur l'Irak. "Aller là-bas a été à l'évidence une grande erreur", reconnaît M. Bush qui annonce qu'il va "lui-même partir à la recherche d'Oussama ben Laden", le chef du réseau Al-Qaïda.

"J'ai 500.000 dollars d'argent à moi qui vont servir à payer des récompenses", ajoute-t-il.

Les publicités du faux quotidien reprennent des photos d'annonces existantes dans la presse américaine, mais dont les textes ont été détournés. Ainsi le diamantaire De Beers annonce que "l'achat d'un diamant (...) aidera à modeler et entretenir une prothèse pour un Africain dont la main a été arrachée dans un des violents conflits pour le contrôle du commerce des diamants".

"Les citoyens volontaires qui ont publié ce journal ont passé les huit dernières années à rêver d'un monde meilleur pour eux-mêmes, pour leurs amis ou pour leur descendance", écrit le comité éditorial.

"Aujourd'hui, ce monde, bien qu'encore très éloigné, est finalement possible, mais seulement si des millions d'entre nous l'exigent et forcent le gouvernement à faire son travail", proclame-t-il.

source AFP



C'est quand même très choquant ce genre de détournement non ?
Pourquoi pas détourner des images pendant qu'on y est ?
Si seulement ce numéro pouvait être prémonitoire....

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jeudi 25 septembre 2008

Analyse de Pierre Thivollet sur l'après-sénatoriales en Polynésie


Merci au lecteur qui m'a envoyé le lien vers cet article de Pierre Thivollet sur MEDIAPART.fr, intitulé "Après la défaite de l’UMP aux sénatoriales, que se passe-t-il en Polynésie ?" et que voici :

Les élections sénatoriales en Polynésie sont un revers pour l’actuel Président de ce pays d’Outre mer, Gaston Tong Sang, et pour l’UMP qui l’avait très largement soutenu. Son adversaire, Gaston Flosse, a été en effet confortablement réélu sénateur et le deuxième siège nouvellement créé a été gagné par son colistier, l’indépendantiste Richard Tuheiava.
Il y a un an Gaston Flosse, à l’époque UMP mais aujourd’hui mis au banc de ce parti dont il avait été pourtant depuis l’origine la cheville ouvrière en Polynésie, avait signé un accord avec les indépendantistes, ses adversaires de toujours, formant une coalition baptisée UDSP. Ce qui lui avait permis d’obtenir la majorité à l’Assemblée de Polynésie et d’être réélu Président du pays en février dernier ; Une Présidence de courte durée, puisqu’après des semaines de tripatouillages ayant plus à voir avec l’achat de voix qu’avec la démocratie afin de faire basculer des élus des petites îles des Tuamotu, Gaston Tong Sang avait réussi à reprendre la majorité à l’Assemblée de Polynésie et à renverser Gaston Flosse après à peine deux mois de Présidence. Vu de Paris, cela signifiait le retour à la normale et l’éviction de Gaston Flosse accusé de n’être qu’un opportuniste qui aurait commis le crime, lui le père de l’autonomie polynésienne, de s’allier avec le diable, Oscar Temaru et son parti indépendantiste. C’était aussi la mise sur la touche d’un chiraquien fidèle… Mais voilà : La victoire de Gaston Flosse et de ses alliés rappelle que la politique polynésienne ne se décide pas dans les cabinets ministériels parisiens et que décidément, rien ne pourra se faire à Tahiti sans Gaston Flosse. A 77 ans, après plus d’un demi-siècle pendant lequel il a dominé la vie de ce territoire vaste comme l’Europe mais peuplé d’à peine 280 000 habitants, Gaston Flosse reste sans nul doute le seul leader politique d’envergure de la Polynésie, le seul à avoir une vision pour l’avenir de ce pays. Bien sûr, Gaston Flosse est un personnage contreversé, souvent caricaturé comme un roitelet du Pacifique, un affairiste rendant des services pour alimenter les caisses noires du RPR. La justice continue d’instruire sur ces affaires ainsi que sur la mort d’un journaliste qui enquêtait sur d’éventuelles « caisses noires »[1]. Mais Gaston Flosse est aussi, surtout ? le père de la Polynésie moderne. Il a très largement contribué à la mise en place de l’actuel statut de très large autonomie qui depuis 2004 fait de la Polynésie un Pays d’Outre mer. Un statut original, encore imparfait notamment en ce qui concerne le mode de scrutin qui rend difficile la constitution d’une majorité à l’Assemblée de Polynésie, mais qui donne de larges et réels pouvoir aux polynésiens. Sous son impulsion, les sommes importantes versées par Paris après la fin des essais nucléaires ont été largement investies dans un vaste réseau d’infrastructures, indispensable dans ce pays éclaté entre des centaines d’îles parfois distantes de plusieurs milliers de kilomètres, dans des équipements scolaires et sanitaires remarquables dans cette région et dans un système d’aide sociale tout à fait exceptionnel. Même ses adversaires les plus obstinés le reconnaissent: Gaston Flosse est un travailleur acharné, un entrepreneur, un bâtisseur. D’ailleurs, ses opposants, l’actuel président Gaston Tong Sang et son parti, sont tous ses enfants politiques et lui doivent leurs carrières politiques, voire leurs fortunes. Interpréter par le seul opportunisme, son alliance avec les indépendantistes qui aujourd’hui obtiennent 35 à 40 % des suffrages, notamment chez les jeunes, frustrés par le manque de perspectives d’emploi et d’avenir, est extrêmement partiel et empêche de comprendre l’intuition de Gaston Flosse : Il est aujourd’hui impossible de penser l’avenir de la Polynésie sans impliquer les indépendantistes. Il serait temps que le gouvernement français reprenne langue avec celui qui a été longtemps le plus fidèle allié de Paris dans le Pacifique. Il est puéril de vouloir faire croire que Gaston Flosse qui sur le plan personnel vit sereinement sa double identité de français, attaché aux valeurs de la République et de polynésien, attaché à son île natale des Gambier, est soudainement devenu un ennemi de la France. Il y a fort à parier que dans les semaines qui viennent la victoire de Gaston Flosse et de son alliance aux sénatoriales aura des conséquences à l’Assemblée de Polynésie conduisant peut-être à un nouveau changement de majorité et au renversement de l’actuel Président Gaston Tong Sang. Pour sortir la Polynésie de l’impasse non seulement politique mais surtout économique dans laquelle elle se trouve depuis plusieurs années, il faudra bien alors que Paris accepte, non pas d’adouber Gaston Flosse, mais tout simplement de l’écouter sans le rejeter a priori aux poubelles de l’histoire.
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*Pierre Thivolet est journaliste, d’abord à TF1, ARTE, Europe1, puis comme Directeur de la rédaction de la Chaîne Parlementaire LCP-AN. Il a été conseiller de la Présidence de Polynésie sous la Présidence Gaston Flosse de février à avril 2008
[1] En décembre 1997, un journaliste Jean-Pascal Couraud , dit « JPK » disparaissait dans des conditions non encore éclaircies. Suicide, mort accidentelle ? Ses proches affirment qu’il aurait été supprimé par des membres des anciens services de sécurité de la Présidence de Polynésie, sans que cela ne puisse être, pour l’instant, démontré.



Article très intéressant de la part d'un proche de Flosse, globalement assez juste mais d'une objectivité quand même assez partielle et pour le moins "bournienne". S'il est incontestable que Gaston Flosse est le plus important homme politique de l'Histoire de la Polynésie (avec Pouvana'a), et que beaucoup de politiques actuels sortent de l' "écurie Flosse", l'auteur de l'article élude quand même que Flosse est sans doute plus connu en métropole pour ses passages chez les juges d'instruction et la "fumée" qui l'entoure (avec ou sans feu) que pour son oeuvre visionnaire et humaniste pour le territoire, (même si un micro-trottoir nous montrait encore un tahitien flossien disant de lui que "pour nous, c'est un papa !") et, surtout, il omet à dessein l'épisode fondamental où Flosse a pris cette décision d'une alliance avec les indépendantistes. Tout le monde se souvient de ses déclarations verbales et écrites, certifiant qu'il ne ferait jamais alliance avec des indépendantistes.

version vidéo du serment de Flosse ici
(journal télévisé de TNTV du 29 janvier 2008)

Le plus bel exemple de mensonge politique public contemporain, on ne peut pas dire le contraire...
Il ne faut pas oublier l'époque (en début d'année, après le 1er tour des élections territoriales) où Nicole Bouteau suggérait de réunir To Tatou Ai'a (parti autonomiste de Gaston Tong Sang) et le Tahoera'a (parti autonomiste de Flosse). C'était la logique qui aurait voulu un rapprochement évident des deux entités, mais, pour de sombres raisons d'orgueil mal placé (et un refus de Tong Sang), la réconciliation autonomiste n'a pas eu lieu.
Après ses promesses publiques de ne pas s'allier avec des indépendantistes, et devant le refus d'un partenariat autonomiste, que faire pour le Tahoera'a, laminé aux élections, et perdant ses lieutenants les uns après les autres ? A cet instant précis, on ne m'enlèvera jamais de l'idée que Flosse pensait à tout sauf à l'avenir de la Polynésie, à la réconciliation et à la Paix... L'éthique (mot qui ne rime pas avec politique en Polynésie), aurait voulu que l'on en reste là, mais Flosse a pris sa calculette, et a constaté que les sièges Tahoeraa additionnés aux sièges indépendantistes, ça faisait un total supérieur aux sièges de To Tatou Ai'a... Quelle aubaine ! Une drôle d'équation, qui impliquait une alliance avec Oscar Temaru, l'ennemi de trente ans. La mémoire populaire semble être comme du beurre et fondre au soleil. Nous avons quand même été bercés depuis toujours par les déclarations assassines de Temaru contre Flosse et son système, et inversement. Là aussi, il faudrait faire un travail d'archiviste à l'ICA, comme l'a fait Karl Zero pour Chirac, afin d'exhumer des heures de querelles, de déclarations de guerres, d'insultes, d'accusations mutuelles gravissimes en tous genres. Et tout cela serait donc balayé d'un revers au gré d'une alliance contre nature de circonstance, purement mathématique, pour un but unique et évident : reconquérir à tout prix le pouvoir ! L'argumentaire restait ensuite à inventer, on allait broder sur n'importe quoi : la paix sociale, la réconciliation... et s'improviser vite fait une foi toute neuve...

Internet et les blogs servent aussi à ça, je l'ai déjà dit : laisser une trace d'une version différente, d'une contre-vérité par rapport aux infos que les médias officialisent, et dans le cas des torrents de boue que charrie la politique en Polynésie, il faut que quelques oasis de vérité soient préservés.
Bientôt un film documentaire de montage "dans la peau de Gaston Flosse" par Lolo ?
Franchement, ça me démange...


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mardi 26 août 2008

La Ministre Nadine Morano en flagrant délit de foutage de gueule



Regardez cette vidéo de RUE89 trouvée sur le site TUXBOARD : la bavarde Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, va dans un hypermarché du sud de la France pour démontrer, caméras à l'appui, qu'il y a une baisse des prix sur le matériel scolaire, quelques jours avant la rentrée en métropole, et que le pouvoir d'achat augmente par voie de conséquence...
Manque de bol, elle tombe sur une mère de famille remontée qui n'est pas du tout de cet avis...
Gênée, la Morano s'éclipse en disant qu'elle doit voir d'autres personnes. Puis on l'oriente vers un monsieur très conciliant qui confirme ce que la Nadine voulait entendre, le mec félicitant à demi-mot Xavier Darcos pour avoir bien négocié avec les fournisseurs...
Alors ce qui est bien avec internet, c'est qu'on a les moyens de relayer les moments où les politiques se foutent de notre gueule.
En effet, il se trouve que le Monsieur qui est de l'avis de la secrétaire d'Etat UMP, s'appelle Bruno Sangline, et qu'il est 1er adjoint au Maire d'une commune du coin : Bouc Bel Air, une mairie de quel bord d'après vous ? ... UMP ! gagné !
Voilà une belle démonstration d'honnêteté intellectuelle...
Décidément, à Tahiti ou en Métropole, y'en a pas un pour racheter l'autre...

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mercredi 30 avril 2008

Et le Pinocchio d'Or est attribué à ....


...Emile Vernaudon !!!
Un grand merci à Yann Perez de NRJ Tahiti qui, hier matin, dans sa revue de presse décapante du 6/9, nous a fait une démonstration géniale, et toute simple.
On se souvient que dimanche soir, le Merde Maire de Mahina a démenti avoir dit qu'il allait se rallier à "n'importe quelle majorité, quelle qu'elle soit".
Comme un certain syndicaliste récemment, il prétendait que ses propos avaient été déformés par les médias.
Et notre ami Yann Perez, énervé par ces attitudes lâches et mensongères qui deviennent une habitude, a demandé au journal LES NOUVELLES (par Muriel Pontarolo me semble-t-il), de lui procurer l'enregistrement de l'interview du Shérif qui était à l'origine de l'article du quotidien qui lui aurait prêté ces propos.
Et boum, il l'a dit !!!!
Les auditeurs de NRJ Tahiti et fidèles du 6/9 ont donc bien entendu ce document audio qui prouve le mensonge éhonté d'Emile Vernaudon.
On pensait que ce n'était pas possible de s'enfoncer plus profond dans les fanges nauséabondes de l'ignominie politique mais si !
Toujours plus loin dans l'immonde,
Toujours plus énorme dans le mensonge,
Toujours plus lamentable dans le pourri !
Merci encore à Yann de lui avoir mis le nez dans son caca au ridicule shérif-martyr de Mahina.
Alors, tandis que défile sur l'écran de ma télé la cérémonie des MOLIERE que je suis d'un oeil distrait (qu'elle est belle Sarah Biasini, la fille de Romy...), je me mets à imaginer une cérémonie de remises de récompenses à nos politiques, comme les RAZZY AWARDS aux U.S.A., contrepied cinématographique plein d'humour des OSCARS qui célèbrent le plus mauvais film, le plus mauvais acteur... et donc nous, ici, chaque année, on décernerait le "Pinocchio" de bronze, d'argent, ou d'or, pour couronner les plus "beaux" mensonges., avec preuve vidéo à l'appui, genre "je ne m'allierai jamais avec des indépendantistes", suivi de "nous nous sommes alliés pour la paix dans ce pé-i" ou encore "bien sûr que nous voterons pour GTS président, c'est un renvoi d'ascenseur normal" suivi de "nous avons voté pour Oscar dans le but de donner une stabilité à ce pé-i", et il y aurait des hurlements, des sifllets, et des jets de tomates dans la salle...
Cette année, il y aurait l'embarras du choix !
On décernerait aussi la "girouette", pour couronner (j'évite sciemment le verbe "récompenser") le politique qui aurait fait le plus beau changement de camp, le plus beau retournement de veste...
Et puis comme il faut positiver, on aurait aussi un prix d'encouragement pour le personnage politique le plus droit, celui qui aurait vraiment fait quelque chose de constructif, sans écart, sans tapage médiatique, sans casserole judiciaire aux fesses...
Dans cette catégorie y'aurait-il au moins des nominés ?
Donc avis aux organisateurs de soirée, je lance l'idée.
Ou alors je fais ça sur le blog en fin d'année...
La quasi-totalité de nos politiques locaux ne mérite définitivement pas mieux que notre mépris.

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