samedi 31 décembre 2011

This is the end...

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Vraiment pas terrible cette fin d'année politique 2011 en Polynésie.
Autant il est réjouissant de voir nos artistes se bouger, se démener, pour nous proposer des albums, des concerts, des expositions et des spectacles (avec un coup de chapeau au passage pour Heremoana Maamaatuaiahutapu qui multiplie les évènements à la Maison de la Culture), autant il est déprimant de voir les dernières actions de nos dirigeants qui, pour commencer, ont laissé TAHITIPRESSE crever et disparaître alors qu'il y avait des solutions de reprises.
On entendait Jacqui Drollet expliquer, dans ses bouffées prétentieuses et détestables d'auto-satisfaction, qu'il se démenait pour numériser les archives de l'Assemblée de Polynésie, mais, au même moment, les quelques années d'archives de Tahitipresse sont donc laissées en plan, avant que quelqu'un, un jour, éventuellement, se soucie de leur destin, et voilà donc l'illustration d'un nouveau paradoxe mais surtout du lamentable sabotage d'un merveilleux outil de communication sacrifié, avec son personnel, sur l'autel du jemenfoutisme gouvernemental...
Comment les vieux machins qui dirigent ce pays peuvent-ils ne pas comprendre que la communication est un atout majeur de la Polynésie, qui, du coup, s'isole encore un peu plus ?
Parce que TAHITIPRESSE n'avait rien d'une entreprise pharaonique comme AIR TAHITI NUI ou l'hôpital du Taaone, qui sont des outils sortis de l'imagination mégalomaniaque d'un précédent président qui voulait être le maître du monde,folie des grandeurs que l'on paye aujourd'hui.
Bien sûr, il y a TAHITI INFOS, mais en matière de communication, à l'heure du câble, il n'y en aura jamais trop des sites d'infos qui font parler du fenua.
Bref, c'est triste, dommage et lamentable...
Une pensée et un grand merci pour celles et ceux qui ont animé ce site, qui vont ressentir un grand vide lundi matin, et à qui je souhaite la plus rapide et la plus brillante reconversion.
Et donc notre Grinch local, Jacqui Drollet, a encore fait une tournée sur le plateau de TNTV, pour dire à quel point les élus avaient travaillé et pour annoncer combien de millions il avait fait d'économies...
Vu ce qu'ils sont payés, il faudrait encore les féliciter de bosser ?
Ils ne manquent jamais une occasion de glisser, au milieu d'une petite phrase, qu'ils étaient en séance jusqu'à une heure du matin... Et alors ? Faudrait leur donner trois jours de congés pour récupérer peut-être ?
Faudrait les plaindre ?
Et le mec sur un chantier qui sue du matin au soir sous le soleil ? ...il se la coule douce ?
Un Drollet, qui, comme les autres, est touché par un début d'Alzheimer, puisqu'il oublie combien il a dépensé pour se faire faire des locaux luxueux et pour s'accorder la prime essence perso, véritable provocation dans le contexte social actuel.
Un Drollet qui, lorsqu'on évoque des critiques sur sa gestion, affiche son sourire carnassier et son regard cynique pour retourner l'argument et dire, sans le moindre scrupule, que non, il n'est pas dictatorial et qu'en fait ceux qui le critiquent l'adorent....
"Tu dis que je suis méchant ? Non mais c'est parce qu'en fait je suis gentil !"
Et puis donc on a vu que nos 56 élus (puisque Sandra Lévy Agami était seule contre la meute) a voté un nouveau tripatouillage électoral autour de la parité pour conforter la présence des vieux dinosaures en tête de listes, et que le Président "dressé avec la canette" Temaru s'est fendu d'une jolie phrase sur les femmes en politique, que le Grinch s'est empressé, évidemment, de replacer dans son soi-disant contexte puisqu'on lui faisait un procès d'intention à notre peretiteni et qu'on a déformé ses propos... bien sûr...
Autre sujet contrariant en cette fin d'année : les campagnes pour l'inscription sur les listes électorales, inexistantes en Polynésie comme en métropole, et à qui cela va-t-il profiter ? Aux vieux partis évidemment, trop contents que tant de jeunes aient oublié de faire cette démarche civique. On a vu quelques appels sur les réseaux sociaux qui venaient de petits partis, mais bien trop tard puisque c'était dans la dernière quinzaine de l'année...
Et puis... Et puis... à part ça, les partis ce n'est pas mieux, il n'y a qu'à voir leurs dernières activités résumées dans des articles qui ont moins de quinze jours : "Tahoeraa vs. Tavini : la querelle continue"... "coup de gueule du Tahoeraa sur la gestion du pays par le gouvernement Temaru".... "le Tavini répond à Flosse, le morveux qui refuse de se moucher"... etc...
L'éternelle et préhistorique querelle entre les deux mammouths qui, pour toute activité, au nom de l'intérêt général sans doute, se contentent de publier des communiqués sans surprise dont on se torche puisque, de toute façon, quand l'un dira blanc, l'autre répondra noir, avec quelques noms d'oiseaux au passage, et ces élucubrations rédigées dans la clim' de leurs bureaux, illustrent bien, encore une fois, l'infini mépris de ces gens-là face aux problèmes réels et aigüs de la population....
Donc, à quelques rares exceptions près, je ne souhaite pas une bonne année à ces élus qui, par leur incompétence et leur inaction quotidienne, sabordent le pays, d'où le joli doigt d'honneur ci-dessous...
A tous les autres et à vous, chers lecteurs, je vous souhaite une année remplie de plaisir, d'amour, de rire et de bonheur !
iaorana i te matahiti api !!!


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5 commentaires:

marquisian a dit…

kaoha nui tenei ehua hau!

Ty Quéau a dit…

Une fois de plus, tout est dit.
Bravo pour ton travail, fait dans la bonne humeur, merci.
ia ora na i te matahiti api.

parau mau a dit…

Nous avons un gouvernement de merde!Une vraie dictature, ces ripoux veulent supprimer les médias pour mieux régner.

Melly a dit…

un doigt d'honneur pour nous souhaiter une bonne année ??? !!!

bon, on connait ton humour !

BreizhBizz

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

Bonne année MELLY, mais tu as vu dans l'article à qui s'adressait le doigt d'honneur quand même ?