

Alors on va faire comme à LA NOUVELLE STAR : en bleu ce que j'ai adoré, et en rouge ce que je n'ai pas aimé... je sens le Dove qui pousse en moi, le André Manoukian qui frétille, la Marianne James qui frissonne et le Manu Katche qui bouillonne (même s'il ne reste que Manoukian cette année).
D'abord il a fait un temps magnifique, petit détail important puisque le concert était à Toa'ta, grande arène ouverte sous la voûte céleste. "La Tortue" a enflammé Toa'ta avec un show de presque deux heures et demie (début à 20:45 et fin vers 23:10). Très grand moment assez unique que de voir l'un des plus beaux gagnants de la nouvelle star sur scène. Arrivé le matin même de Nouméa où il a donné également un concert, c'est un plaisir d'entendre sa voix unique, aussi pure et cristalline dans les moments a capella que rauque et puissante dans les moments plus rythmés. Ce qui a rendu ce concert unique dans l'Histoire des shows à Tahiti, c'est qu'au bout de deux chansons, Christophe était dans les gradins, au milieu de public, faisant de grandes ballades dans les allées. Il avait prévenu : "je vais venir vous chercher !". Modestie, gentillesse, talent et proximité avec le public puisque ses descentes de scène étaient nombreuses. On sent qu'il n'y a pas si longtemps, il était encore côté public et qu'il prend son pied à faire vibrer une foule. Il n'hésite pas à se transformer en choriste de Sky, sa guitariste, pour promouvoir l'une des chansons de son album, jolie ballade dont on pourrait reparler très vite. Très bien entouré, avec une choriste, Laure-Anne, dont la voix se marie très bien avec celle de la Tortue. pas d'effets inutiles, que des bons moments authentiques, et des solos au synthé que l'on écoutait avec la chair de poule comme "I will always love you" de Whitney Houston. Christophe dit qu'il carbure au gingembre : je commence ma cure dès demain ! Des rappels en veux-tu, en voilà, on a cru qu'il voulait passer la nuit à chanter. Son enthousiasme d'être à Tahiti ne semblait pas feint, il a terminé avec des colliers de fleurs de tiaré, comme toute son équipe, et a repris une troisième fois "Jacques a dit", puis "Double je". Un artiste super attachant, sincère, extrêmement généreux, qui a su, malgré le service d'ordre, électriser la foule. Un moment fabuleux, merci Christophe (et merci Sonia de Radio1 qui est à l'origine de tout ça)

Mais donc il y avait quand même un service d'ordre assez... comment dire... rigide, qui muselait les spectateurs à leur place assise. Christophe Willem, vers la fin, a d'ailleurs envoyé une vanne à leur intention, lorsque la foule s'est enfin retrouvée au pied de la scène pour se trémousser en liberté. Le chanteur leur a dit "alors, messieurs de la sécurité, c'est pas mieux comme ça ?". Ben si, mais c'était quasiment pour les rappels... En plus, en haut des gradins, il y avait un type qui guettait les spectateurs filmant et prenant des photos, les repérant avec un laser vert, et les molosses intervenaient pour se ruer dans les gradins, piétinant certains spectateurs dont des enfants, pour rappeler que filmer et photographier était interdit. Je me suis pris l'un d'eux et je me suis écrasé mollement pour ne pas polémiquer et garder mon appareil. J'aurais pu lui dire que c'était pour le Tahiti Herald Tribune remarque... mais bon on manque de répartie parfois, et il avait une tronche qui n'incitait pas à la plaisanterie. Même les spectateurs devant moi, un couple d'un certain âge, qui utilisait des jumelles, s'est fait repéré au rayon vert du laser du surveillant général niché en haut de la tribune... Pourquoi autant de rigidité ? Si Christophe Willem ne s'était pas fréquemment déplacé dans les tribunes, c'eut été vraiement plus énervant...

Sphere: Related Content