vendredi 2 novembre 2012

Sale temps pour les donneurs de leçon : Christine Bourne condamnée en appel pour diffamation

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Sale temps pour les donneurs de leçon : après Gaston Tetuanui, le chevalier blanc de Carton Rouge, c'est la "Reine Christine", Christine Bourne, carte de presse n° 43324, éditorialiste de Tahiti Today, le site aux millions de visiteurs (et 75 fans sur facebook...) qui vient d'être condamnée en appel pour diffamation.
Je vous laisse découvrir l'histoire et la réponse du diffamé, le réalisateur Christian Arti... tout est dit !


La cour d’appel de Papeete, a confirmé la condamnation pour diffamation de Christiane CANOT née GRIMALDI, dite Christine BOURNE, à l’égard de Valérie PATOLE, Directrice d’Antenne TV de France TELEVISIONS- Polynésie 1ère.Christine BOURNE avait interjeté appel de la décision du tribunal correctionnel, par laquelle elle avait déjà été condamnée le 21 février 2012 pour délit de diffamation publique envers Mme Valérie PATOLE. Et contrainte de lui verser la somme de 1XFP à titre de dommages et intérêts, outre celle de 150 000 xfp sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale, à une amende de 50 000 xfp et à la publication sur son site de la condamnation du tribunal.

« Attendu que c’est à juste titre, et par des motifs pertinents, exacts et suffisants, que les premiers juges ont retenu la culpabilité de la prévenue en considérant, après avoir rappelé qu’aux termes de l’article 29 alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1881, la diffamation supposait l’allégation d’un fait précis, qui porte atteinte à l’honneur et à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé, que l’imputation d’avoir imposé le choix du réalisateur en la personne de son compagnon et le versement de prestations manifestement disproportionnées par rapport au travail effectué par ce dernier, portait incontestablement atteinte à l’honneur et à la considération de Mme Valérie PATOLE » .

« Attendu que les imputations diffamatoires sont réputées faites de mauvaise foi, que quatre éléments doivent être réunis pour que le bénéfice de la bonne foi puisse être reconnu :

- La légitimité du but poursuivi

- L’absence d’animosité personnelle

- La prudence et la mesure dans l’expression

- La qualité de l’enquête

« Qu’en l’espèce, la journaliste auteur de l’article n’a procédé à aucune investigation en vue de vérifier la véracité des faits énoncés ; qu’aucun recoupement n’a été effectué démontrant qu’elle a agi avec prudence, sérieux et objectivité dans l’enquête, avant de publier ses écrits sur le site (Tahiti Today), qu’il ne suffit pas d’avancer sans citer leurs noms que les conflits d’intérêt étaient notoirement dénoncés par « tous les journalistes et collaborateurs concernés »

La cour d’appel, par ces motifs, a condamné Christiane GRIMALDI, dite Christine BOURNE et confirmé le jugement déféré en toutes ses dispositions pénales et civiles, à l’exception de la publication sur son site.

Et voilà la réponse du réalisateur attaqué :


Madame Bourne.

Je m’appelle Christian Arti.J’ai réalisé environ 1500 reportages, grands reportages et documentaires, sur un peu plus de 60 pays et ce, pour les six chaînes de télévisions nationales.J’ai été dans des endroits merveilleux et d’autres beaucoup moins.Toutes ces années à voyager en tant que chef operateur et réalisateur, m’ont amené à côtoyer de vrais journalistes.Quand je suis arrivé à Tahiti, je ne connaissais personne mais déjà, vous parliez de moi.Vous affirmiez à l’époque, que je gagnais 13000 Euros en tant que producteur, pour faire un sujet de 13 minutes mensuel !!!! Vous affirmiez, parce que ma femme travaille à Polynésie 1ère, qu’il y avait forcement conflit d’intérêt. La justice vient de vous condamner pour diffamation, en première instance et en appel. Et pour cause : je gagnais 2500 Euros, pour réaliser une émission de musique de 30 minutes et ne suis pas du toutle producteur mais simple réalisateur. Le « Producteur » ne m’a engagé qu’après qu’un autre réalisateur ait décliné son offre…

Madame Bourne vous avez piétiné le code de déontologie des journalistes, je vais donc vous renvoyer aux fondamentaux :

« La présente déclaration internationale précise les règles de conduite des journalistes dans la recherche, la transition, la diffusion et le commentaire des nouvelles et de l'information et dans la prescription des événements ».Voici les articles de ce code que vous avez violé :

1 - respecter la vérité et le droit que le public a de la connaître constitue le devoir primordial du journaliste,

2 - Conformément à ce devoir, le journaliste défendra, en tout temps, le double principe de la liberté de rechercher et de publier honnêtement l'information, du commentaire et de la critique et le droit au commentaire équitable et à la critique loyale.

3 - le journaliste ne rapportera que les faits dont il/elle connaît l'origine, ne supprimera pas les informations essentielles et ne falsifiera pas de documents.

4 - Le journaliste n'utilisera que des moyens équitables pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

5 - Le journaliste s'efforcera par tous les moyens de rectifier toute information publiée et révélée inexacte et nuisible.

7 - Le journaliste prendra garde aux risques d'une discrimination propagée par les médias et fera son possible pour éviter de faciliter une telle discrimination, fondée notamment sur la race, le sexe, les moeurs sexuelles, la langue, la religion, les opinions politiques et autres et l'origine national ou sociale.

8 - Le journaliste considérera comme fautes professionnelles graves: le plagiat; la distorsion malveillante; la calomnie, la médisance, la diffamation, les accusations sans fondement; l'acceptation d'une quelconque gratification en raison de la publication d'une information ou de sa suppression.

9 - Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d'observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Reconnaissant le droit connu de chaque pays, le journaliste n'acceptera, en matière professionnelle, que la juridiction de ses pairs, à l'exclusion de tout intrusion gouvernementale ou autre.(Adoptée au Congrès mondial de la FIJ en 1954. Amendée au Congrès mondial de 1986.)

Certains endroits de ce monde madame Bourne semblent ignorés de Dieu.Ils ne sont que guerre, misère et souffrance.Voulez vous savoir pourquoi ? L’inconsistance madame Bourne, ainsi que la volonté humaine de faire le mal. Madame Bourne, des journalistes, des JRI sont morts dans ces endroits, juste pour dire la vérité. Pendant ce temps, il y a des gens qui vivent très confortablement et se sentent exister en répandant le fiel, sans aucun fondement. Je ne crois pas que la Polynésie qui fait partie des endroits où il fait bon vivre ait besoin de mensonges, encore et encore. 

A mon sens madame Bourne, ou devrais-je dire Christine Garimaldi, vous êtes la honte du journalisme.

Christian Arti.

Bon week-end à tous :)
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10 commentaires:

Anonyme a dit…

sur son site elle dit avoir gagné...

Anonyme a dit…

Bah il faut avouer que ce que raconte Madame Canot est parfois intéressant mais qu'il ne faut pas se laisser embobiner, malheureusement, une bonne partie de ce qu'elle écrit est faux.

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

En effet, il arrive qu'elle nous mène en canot !

Anonyme a dit…

sur son site:

"France Télévision" déboutée en appel de sa plainte pour diffamation publique contre Tahiti Today.

Il y a deux affaires différentes?

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

L'affaire gagnée par Ch B contre FranceTV est la même affaire que celle évoquée dans l'article et gagnée en 1ère instance mais France TV a été débouté en appel pour un problème de procédure et non pas sur le fond. Chacun retiendra ce qu'il préfère de ce jugement !

jp a dit…

elle est tenace, la bougresse!!!
elle va pas lâcher l'affaire sans tirer à boulets rouges sur tout ce qui bouge ...

Anonyme a dit…

hep copains ma !!! vous me faites marrer quand on dit des âneries sur ce blog c'est de l'humour et quand c'est elle qui dit les choses dans le même style ce sont des mensonges et de la diffamation.
et le pire quand elle se fait trainer au tribunal et qu'elle se défend et qu'elle gagne EN PLUS sur le fond vous dites qu'elle "s'accroche la bougresse"...un peu de recul svp

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

Hep ANONYME... sauf que t'as rien compris !
Dommage...
Elle publie un extrait du jugement qui lui est favorable sur un détail de forme et de procédure‎ !!!
Mais ELLE A PERDU SUR LE FOND !
Et sinon, son site, Tahoeraa Today, c'est donc un site d'humour alors ? première nouvelle...
Bon week-end ANONYME !

Here a dit…

Bonjour Lolo,
(Bonjour à tous,)

Si je comprends bien, la mère Christiane et toi avez finalement fait la même erreur : plutôt que de relater complètement l'info, vous en extrayez une partie plus (pour toi) ou moins (pour elle) importante et plus (pour toi) ou moins (pour elle) objective. Le tout, sans aucune doute, dans un souci d'efficacité (pour toi) ou de manipulation (pour qui déjà ?).
A l'issu de ce petit jeu, on se retrouve avec une information tronquée, de la confusion et la nécessité de formuler a posteriori des explications (comme ici) ... ou pas (Bonjour Christiane). Explications que tous les lecteurs n'ont peut-être pas ni le temps ni l'envie d'aller chercher.
Bref, pour tes lecteurs, elle a perdu, pour les siens, elle a gagné. Et pis voila. Match nul.

Le travail du journaliste ne serait-il pas plutôt de veiller d'emblée à une information certes efficace mais aussi complète du public afin d'éviter ce genre de situation ?

Bref, il semble qu'en appel, Cricri a finalement échappé à l'obligation de publier intégralement la décision sur son site.
Du coup elle en publie ce qu'elle veut. Ses compétences de journaliste et la réputation de son torchon numérique s'en trouvent définitivement grandies.

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

Oui HERE tu as parfaitement raison, chacun a publié ce qui l'arrange mais j'apporte juste une nuance : elle est journaliste professionnelle depuis..... longtemps, moi je ne suis pas journaliste, juste blogueur depuis 2007 sans carte de presse !
Merci pour ton commentaire et bonne fin de week-end !