jeudi 29 juillet 2010

La terrible colère de Tong Sangoku

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Merci aux Nouvelles et à Radio1 qui ont retranscrit et diffusé l'interview de Gaston Tong Sang dans laquelle le gastéropode présidentiel ...s'énerve !!! 
Incapable de gérer le conflit de la SMPP avec 226 ouvriers toujours pas payés, il a un peu le couteau sous la gorge et comme tous les yeux sont braqués sur lui, il pique une micro-colère avec des formules violentes comme "arrêtez les gamineries" sur l'air de "ils font rien qu'à m'embêter !". Les banquiers ne bougent pas, l'Assemblée ne bouge pas, ne puisant pas dans ses réserves pour règler ce problème social qui, du coup, agit comme un symbole révélateur de la crise.
Epreuve de vérité pour GTS, qui aura beau convoquer les directeurs de Banque, ce qui ne changera pas grand chose.
Il invite même très curieusement l'opposition à l'éjecter en présentant une motion de censure, c'est dire s'il a des arguments et de la poigne face un problème.
Il aimerait bien filer à Miss Dragon, mais c'est passé...
Cela dit y'a aussi de grands absents dans cette histoire de la SMPP.... les syndicats ! Elles sont en vacances toutes nos grandes gueules syndicalistes donneuses de leçon ? En train de faire du shopping à LAX peut-être ????
Les employés de la SMPP sont livrés à eux-mêmes et attendent, avec une sagesse ...
Notre Tong Sangoku montre à ceux qui ne l'avaient pas encore remarqué sa formidable incapacité à manager un conflit qui l'isole, et sa mini-colère pitoyable donne surtout envie de rire.
On savait qu'un battement d'aile de papillon pouvait déclencher un séisme à l'autre bout de la planète,
On sait aujourd'hui qu'une colère du Président de la Polynésie peut déclencher.... euh ben.... rien !
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1 commentaire:

Albert2 a dit…

En même temps, soyons un peu sérieux…
Quand on va acheter son journal à la maison de la presse sur le front de mer, il y a au plafond une magnifique reproduction d’un journal de 1999 qui titre en une : premiers coups de pelle pour le futur hôpital, ouverture prévue en 2004 !
Aujourd’hui, avec plus de 6 ans de rallonge, le monstre n’est toujours pas en fonctionnement !
A qui la faute ?
Est-il normal qu’à quelques mois d’une ouverture probable, l’entreprise de gros œuvre – c'est-à-dire, l’entreprise qui coule le béton des murs et des planchers – soit encore présente sur le site ?
Et avec 200 personnes en plus !
Une rapide enquête auprès des vigiles qui surveillent le site montre qu’il y a en moyenne 120 à 150 ouvriers quotidiennement… toutes entreprises confondues !
Réclamer le salaire de 200 personnes relève de pratiques d’un autre âge où l’argent métropolitain coulait à flot. Il est vrai que jusqu’en 2005, il n’y avait aucun contrôle financier sur ce chantier, rien n’était trop beau pour le nouveau joujou flossien ; après le deuxième taui, il a fallu apprendre à compter avec une division financière qui surveillait les factures et les travaux supplémentaires.
Pour info, les clefs ont été remises au CHT le 1er mai dernier avec quelques réserves sur des travaux non finis ; depuis, l’hôpital a entrepris son déménagement qui devrait être totalement achevé pour la fin de l’année, est-ce qu’une entreprise de gros béton a encore sa place dans ce schéma ?
Ou alors pour commencer à réparer ce qui s’écroule, parce que mine de rien, les sous-sols et les parkings souterrains ont déjà plus de 10 ans !
N’oublions pas que c’est la métropole qui finance la construction du bâtiment, alors que ce sera le territoire qui devra en assurer le fonctionnement ; la CPS n’est pas pressée de prendre le bébé en charge… et temps qu’on peut soutirer la vache à lait farani, ne nous gênons pas.