samedi 11 juillet 2009

Affaire "hum hum" : acharnement médiatique ?

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Excellent reportage de Florent Collet de TNTV sur les soi-disant dérives médiatiques autour de l'affaire "hum hum" (inutile de préciser, au point où on en est !), qui donne la parole à différents bords : Radio Maohi proche du Tahoeraa, les gens de la rue avec beaucoup de locaux, et le parti précité...
Le danger c'est de généraliser, le risque c'est l'amalgame... N'empêche que les gens de la rue expriment un ras-le-bol réel et un dégoût de la classe politique locale ("tous pourris...", "je ne vote plus...", etc...) qui se traduit par la désertion des urnes à chaque scrutin et des chiffres de participation en constante dégringolade.
Il y a sans doute une majorité de politiques intègres et irréprochables, mais la minorité déviante éclabousse la classe politique toute entière.
Pourquoi parle-t-on autant de l'affaire qui nous (pré)occupe ? 
Tout simplement parce que la réputation de la classe politique locale n'est déjà pas terrible, mais là, en plus, on bat quand même des records de sommes supposées détournées (vous avez noté la prudence dans le choix de mes mots ?), et on cite des noms de gens les plus hauts placés dans le business et la politique locale.
Dès lors, comment tout cela pourrait-il ne pas faire la une de tous les médias ?
Pour les proches, militants ou famille de tous ces "présumés innocents", hurler au complot étatique, à l'acharnement des charognards des médias, c'est forcément de moins en moins crédible et de plus en plus risible.
Attendez que vos protégés soient blanchis, acquittés, relaxés pour faire des communiqués en dénonçant des méthodes dont il sera alors prouvé qu'elles auront été calomnieuses.
Si la vente des journaux augmente comme le montre le reportage, c'est parce que les gens veulent connaître la vérité, partant du principe qu'il n'y a pas de fumée sans feu.
Il y a véritablement un fait nouveau par jour dans cette écoeurante saga, donc ça justifie amplement des titres proportionnels en taille aux sommes vertigineuses évoquées et à l'importance des VIP soupçonnés.
On entend aussi parler de "lynchage" pour tenter de faire basculer l'opinion publique et transformer le "soupçonné présumé innocent" en victime... histoire de réveiller la fibre "ça fait pitié" à fleur de peau chez les Polynésiens...
Mais il ne faut pas prendre les gens pour des idiots, et mis à part les militants qui s'expriment dans le reportage, il est rassurant, quelque part, de voir que des gens, pris au hasard dans la rue, ne sont pas dupes.
Et puis enfin, a-t-on oublié que pendant des mois, Chirac était non seulement sous les feux de tous les médias, mais aussi la tête de turc quasi unique des guignols de canal+ qui l'avaient transformé en "super menteur" ?
Nous n'en sommes pas là, donc on se calme, et il n'y a aucun acharnement, la presse papier, télé et radio fait très bien son boulot.
Et la justice avance...
Ah oui, juste un dernier truc... Flosse déclare qu'il veut bien aller en prison si on libère les 5 personnes actuellement en détention provisoire...
Etonnant non ? ...comme disait Monsieur Cyclopède...
Bon d'abord on est pas dans un western ni un film avec Bruce Willis : l'échange va se faire une nuit sur le pont de Motu Uta ? ...et puis ensuite pourquoi un innocent ferait-il cette ahurissante proposition ?
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3 commentaires:

usableblock a dit…

L'excuse "superbomirifiquomystique" de ce militant orange deux points, ouvrez les guillemets, avec des pincettes (comme disait Desproges) : "... il ne faut pas oublier que si même c'était avéré il n'aurait pas été le seul à en profiter ...".
Ben voyons, c'est balo, on y avait pas pensé!!! Oh Mr le juge ... Arrêtez tout, il est pas tout seul.

Anonyme a dit…

Putain y sont graves les militants orange...a commencer par la tache de service..;le soit disant "journaliste" Gustave...de la radio maohi qui émet depuis les vestiges de l'hotel taharaa... ah le Gustave...je reve...

teva a dit…

Gustave...Journaliste???? ce cireur de pompes du tahoeraa, qui ne porte que du orange...c'est un porte micro. De grace n'utilisait pas le mot Journaliste qui est un vrai métier et dont il n'y a que quelques spécimens en Polynésie. La rédactrice en chef des nouvelles et 2 ou 3 journalistes à RFO et c'est tout.
La Polynésie souffre d'une vraie presse et aussi d'un journal style canal +. La soupe à été servie pendant plusieurs décénies aux politiques en place...alors la population ne comprend pas dès que l'on parle des affaires..La Polynésie a trop vite évolué avec l'arrivée du CEP....Si des personnes sont inquiétées par la justice, c'est qu'il y a des raisons, et certaines preuves, lire le TPM de ce mois ci, il y a beaucoup de vrai dans l'affaire 2H.