mercredi 19 mai 2010

Holothurie te salutant (Le concombre de mer te salue)

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La crème des dirigeants et des décideurs polynésiens sont rentrés de Chine, toujours très contents d'eux-mêmes et avec plein de projets pour ce marché énorme et de retombées mirobolantes pour nos îles.
La Chine va donc sauver l'économie polynésienne, c'est décidé, c'est parti mon rori !
Oui car 1 milliard et demi d'habitants qui sont fous de "roris", de concombres de mer, ça fait rêver...
Teva Rohfritsch s'en est fait servir au King Lotus de Shanghaï et, alors qu'il allait vomir se rafraîchir aux restrooms, il a eu cette idée de développer l'économie du rori.
Après l'âge d'or du noni, ridiculisons nous avec cet étron marin qui chie de la colle blanche en filaments, que nous allons envoyer par porte containers entiers à nos amis chinois... en leur souhaitant bon appétit !
D'ailleurs j'y pense.... la fameuse lumière de samedi soir dans le ciel de la côte ouest vers 23:30, c'était en fait l'idée lumineuse qui nous arrivait de Chine, voilà un mystère élucidé au passage, et hop...
Il faudrait donc maintenant débloquer quelques centaines de millions (à demander à la métropole par un p'tit fax poli) pour faire des campagnes de promo planétaires en vue d'exporter notre myconia et nos taramea !
Avec un peu d'imagination on peut en effet leur faire croire qu'une infusion de trois feuilles de myconia a un effet aphrodisiaque bien connu dans les régions subtropicales du sud Nicaragua ! ...et que la taramea, dans les contrées reculées de Papouasie, coupée en lamelles, marinée dans l'huile de sésame, et frit, a un effet congestionnant très rapide qui remplace parfaitement le botox...
Bon euh, n'essayez pas sans l'avis d'un vieux sage quand même...
Allez... tous à nos palmes, masques et tubas ce week-end et allons déposer nos roris à la porte du bureau de Teva Rohfritsch pour lundi matin...
La Polynésie est sauvée chers lecteurs, youpiiii... invest in your rori !!!


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12 commentaires:

nafearatataue a dit…

Le Rori -l'espèce sur la photo- est réputé excellent pour les yeux, véridique, au lieu de les exporter, de toutes façons nos mers n'en contiennent certainement pas assez pour nourrir tous ces millions de chinois de Chine, peut-être que nos élus pourraient en faire une consommation quotidienne afin qu'ils voient enfin qu'à force de jouer aux marioles, la Polynésie est dans le mur ???

tev a dit…

On peut l'appeller Teva RORITSH alors maintenant. Après le NONI, le RORI et après le MONI....Y a ka offrir à chaque chinois ki réserve un bungalow sur piloti un rori, posé sur la table du salon à la place de la corbeille de fruit...

Heikuranui a dit…

ça fait peut être marrer, mais n'empêche, il y a probablement 1 filière à exploiter (sans pour autant que ça sauve le fenua...)
Je me demande qd mm où ils vivent nos gugus de là haut. Parce que le rori, ça date pas d'hier qu'on sait que les chinois en bouffent des tonnes, et là d'un coup, EUREKA! on va exporter! Franchement, il me déçoit, là Teva R.
D'autant que QBO prépare avec des collaborateurs depuis plusieurs mois une ou 2 écloseries de rori pour l'export vers la chine, donc le "flash éclair" de la bonne idée de Teva, c'est plutôt du réchauffé. Déjà qu'il s'était fait rabattre le caquet avec son écloserie de crevettes, il contrecarre avec le rori,
franchement décevant (bis)

Allez, tcho!
bisou bisou
Heikuranui

Anonyme a dit…

Lolo, t'as vu dans les Nouvelles de ce matin, Edouard Fritch qui dit : “Contrairement à nos collègues, je trouve que notre stand était un peu mort, notamment par rapport à celui de Papouasie-Nouvelle Guinée” au sujet du stand polynésien à l’exposition de Shanghai...

Je suis morte de rire!! A quoi ça sert d'y être allés alors??

LOL!

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

> NEFERTITITATAUE : le rori tu te le mets sur les yeux directement alors ? ça se bouffe pas ? aaah d'aaaacord....

> TEV : oh oui des couronnes de rori à l'arrivée des touristes à Faa'a !!! un rori à l'oreille !

> HEIKURANUI : oui alors toutes les variétés de rori lagonaires ne sont pas comestibles m'a-t-on dit, d'où la nécessité d'écloserie pour faire de l'élevage, et un projet qui ne deviendrait viable qu'au bout de plusieurs années mais pourquoi pas ? ....si ça ne finit pas comme le noni...

> ANONYME : non j'ai pas vu mais Doudou Fritch m'a semblé particulièrement fatigué à son retour de Chine... il ressemblait à un mec qui vient de finir Koh Lanta...

Pehu Oe a dit…

Lolo, c'est Miconia, ça s'écrit avec un 'i', pas un i-grec et pour ce qui est de le fumer, à part piquer les yeux et vaguement (mais très vaguement) repousser les moustiques, 'plane pas haut.

C'est comme pour taramea : Ça, ça s'écrit pas avec un bulletyn de vote....

Heikuranui, le rori comme filière plus durable que le nono je doute: Il y a plus de chinois sur la terre que de roris dans nos lagons => Ça le fait tout de suite comme pour le thon rouge, une espèce au bord de l'extinction.

Anonyme a dit…

Doudou il a surtout eu une poussée d'herpès de ce que j'ai vu hier à la télé sous sa main...Un p'tit coup d'froid m'sieur le Vice président....

Anonyme a dit…

Ce qui est bien avec cette espèce, c'est qu'elle se nourrit de déchets organiques et au fenua on a de quoi faire avec les décharges.

Ce qui a de moins bien c'est qu'elles produisent des toxines défensives.

"Les holothuries (concombre de mer, chpapa kojo à Anjouan, boséra en Grande Comore), animaux de l'embranchement des échinodermes, compte plus de 1200 espèces réparties dans de nombreux biotopes marins, à toutes les latitudes des zones intertidales aux grandes profondeurs ; certaines espèces sont consommées depuis des temps très anciens par les peuples asiatiques. Le tégument sec appelé "bêche de mer" ou "trépang" obtenu par cuisson et séchage est consommé principalement par les chinois. La région de l'Indo-Pacifique tropical compte environ 300 espèces d'holothuries dont une vingtaine est utilisée actuellement pour la préparation du trépang."

Source : journal comores-online

Gerald

Poerani a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Poerani a dit…

Lolo-tuerie (ou Lolo tu ris) deux espèces très rares, ne sont pas forcément exportables chez les chinois...

On va faire des études de faisabilité..

;-)

Greenmouse a dit…

Ah ah !
QBO a trouvé l'arme anti BR, qui a horreur de la "soupe aux biches de mer".

Tahiti en sens inverse du monde.
2010 Année de biodiversité.

Après le thon, le rori qu'on exportera pour 3 fois rien avec les ailerons de requins, et réimportera tout séché chimiké et à prix d'or $$$$$$ .

Nos roris on les aime.
Ils font leur job,
le nettoyage de lagon.
Alors pas touche bande de voraces !

Anonyme a dit…

Les roris, les chinois les achètent déjà depuis 20 ans pour une misère à tous les pays sous développés...
En quelques années ils sont devenus introuvables dans ces pays (comme les requins).

Continuer à inciter le pillage des lagons, pour engraisser 1 ou 2 négociant et quelques intermédiares qui acheteront une misère ces bestioles pendant 1 ou 2 ans... C'est la meilleure idée de l'année, mais une idée logique pour un "pays" en voie de sous-developpement.
En suivant la loi pour autoriser le commerce des ailerons de requin, logique y'en a plus ailleurs.