mardi 8 janvier 2008

Souvenir de gosse : la pub Aéroport de Paris


Dans le tréfonds des archives d'internet, sur Dailymotion et grâce à Kapucine1970, j'ai retrouvé "ma" pub de quand j'étais gosse.
J'vous raconte...
Quand j'allais au cinéma, c'était souvent à l'Univers, rue d'Alésia, dans le 14ème arrondissement de Paris. C'était avec mon patronage, mon centre aéré.
Le cinéma, c'était un endroit magique, d'autant qu'on y voyait des films avec Belmondo. C'était l'époque où le cinéma français savait s'imposer avec des productions énormes devenues depuis des classiques.
Et il y avait tout un cérémonial avant d'apercevoir Bebel, dont les bonbons, caramels, esquimaux, chocolats, les bandes-annonces des prochains films et les publicités Jean Mineur.
Une en particulier me faisait rêver : celle-ci, pour l'aéroport de Paris, c'était avant Roissy donc on parlait de Orly. Le point de départ de tout grand voyage que je me jurais de faire un jour coûte que coûte. Et en plus, à Orly, y'avait des boutiques avec des jolies filles, et des ding dong dans la sono pour te rappeler l'heure de ton avion qui allait décoller vers des endroits de fous : Londres, Marrakech, Moscou, et même plus loin, en Amérique, Miami, la Californie, et peut-être même au bout du monde... Tahiti peut-être ? Non, n'éxagérons pas...
Vraiment, ça faisait tourner la tête.
Partir.
Loin.
Voyager.
Et il y avait cette chanson géniale et obsédante... cette voix singulière... cette mélodie originale et sublime... qui m'a poursuivie pendant des années.
Je vous parle d'un temps que les jeunes de Skyblogs ne peuvent pas connaître.
En rentrant à la maison, j'avais juste l'air en tête, mes parents ne pourraient pas m'aider, peut-être un vendeur de la Fnac rue de Rennes, si je lui fredonne, pourrait éventuellement me dire qui chante ça... J'avais bien capté quelques paroles mais je n'avais pas de moteur de recherche sous la main pour entamer ma quête de LA chanson qui tue... pas de forum pour lâcher la question "quelqu'un connait-il le titre et l'interprète de la chanson de la pub aéroport de Paris ?"
Je crois que même quand LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR en 1977 est sortie, je ne savais toujours pas que c'était les Bee Gees... et le titre : I started a joke !
Un jour, avec l'école, on a été visiter Orly. Ce grand bâtiment planté au milieu de l'autoroute du sud, qu'on voit de loin, puis on approche, on voit des panneaux départs, des panneaux arrivées.
Partir, revenir...
Je me souviens de cette ambiance incroyable où l'on croise des gens en djellabahs, des chinois, des africains en boubous, des voyageurs de toutes les couleurs, des gens super habillés qui viennent du froid, qui croisent des gens presque à poil qui vont vers le soleil.
On avait mangé dans une cafétéria, mot magique : "on va à la cafette ?". J'avais pris des spaghettis et on avait une vue sur des pistes d'Orly Ouest.
Je me disais que les gens qui observaient ce groupe de gosses se demandaient peut-être si on partait pour New York ou Tokyo...
En fait Orly Ouest c'était plutôt la province avec Air Inter, le top de la classe de la frime c'était Orly Sud : là, t'es sûr de partir loin dans un Boeing 747, celui qui a une bosse.
J'aimais cette idée de passer pour un voyageur potentiel, moi qui allait reprendre le bus pour Paris.
Et j'avais appris un mot : Duty Free ! des magasins moins chers où tu trouves des super montres, des beaux sacs, super pas chers, même des montres à quartz sans aiguille, le truc qui vient de sortir. Des nouveautés qui n'existent même pas à Paris, ou alors au Drugstore Publicis des Champs Elysées, et encore...
Quand je serai grand, j'irai faire mes courses dans un duty free.
Je m'achèterai des gadgets.
On apercevait au loin un avion qui atterrit avec marqué PAN AM. A coup sûr il venait d'Amérique celui-là.
Voilà, je revois ce film aujourd'hui qui a vieilli, mais l'ambiance est toujours là. A voir les filles qui jouent dedans, et le petit flou artistique qui donne ce côté onirique, je me demande si ce film n'aurait pas été réalisé par David Hamilton ou Just Jaeckin, deux pointures des seventies... Si quelqu'un a l'info sur l'auteur de ce clip, je suis preneur.
Je vous laisse, on vient d'appeler mon vol, j'embarque porte 42...
Ding dang dong...

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8 commentaires:

la mélodie du bonheur a dit…

eh lolo je te savais pas revenu dans la blogosphère...content de te relire !!

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

>> MELODIE DU BONHEUR aka GUILLAUME >> hé hé mais oui, I'm back, merci ! et moi je savais par contre que t'étais de retour sur TNTV depuis le best of hit 2007...

christèle a dit…

Gamine, dans nos cinés de province, on avait surtout droit aux pubs locales, alors pour rever, on levait la tête au ciel et on regardait ces grandes trainées blanches en se demandant ou il pouvait bien aller celui-là.
C'est dingue, mais ça n'a pas vraiment changé, et je continue à lever la tête au ciel.

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

>> CHRISTELE >> oui et on peut rêver rien qu'en regardant le ciel : les traînées des avions comme tu dis, la forme des nuages, les étoiles...

Keziah a dit…

Eh ben, ça ne rajeunit pas tout ça ! Content d’être à l’autre bout du monde, aujourd’hui ? Que de chemin depuis !

Moi, vais aller me chercher une p’tite glace. La pub m’en a donné envie ! :D

Maimiti a dit…

ah Oui la sortie du Dimanche :

aller à Orly voir les gros navions décoller !

et un jour...on embarque vraiment !
quand on est "grand" !

mais...pas nos grand-parents !
dommage

LOLO, Tahiti Herald Tribune a dit…

>> KEZIAH >> Ben oui, content de pouvoir voyager aujourd'hui et de vivre dans un beau pays d'adoption.

>> MAIMITI >> Michel Jonasz chantait qu'il regardait les bateaux, moi j'ai toujours préféré les avions, et en effet aller le dimanche à Orly, c'était quelque chose, surtout quand la terrasse sur le toit était encore accessible.

Anonyme a dit…

Bonjour philippe de toulouse et ne a cote d'orly.Si mes souvenirs sont exacte il y avait une autre pub, même musique mais un boing décollait des champs elysées ??